Le laboratoire flottant de la Dordogne

Construire une plateforme flottante d’observation inspirée des gabares, instrumentée de capteurs de qualité d’eau, et l’amarrer au vieux port de Bergerac. Les données remontent en direct vers les acteurs de la rivière. La visite de l’ascenseur à poissons de Tuilières donne le fil rouge : saumons et anguilles y remontent le courant, exactement comme le groupe. La rivière qui a fait Bergerac redevient un terrain d’avenir.

Repères — Originalité ★★★★★ · Accessibilité ★★☆☆☆ · Polyvalence FabLab ★★★★☆ · Impact social ★★★★☆ · Ancrage territorial ★★★★★ · Coût matière ★★☆☆☆

Objectifs

  • Remobiliser par un chantier naval à taille humaine, avec une échéance spectaculaire : la mise à l’eau.
  • Faire découvrir les métiers de la rivière et du tourisme fluvial, très présents et peu connus dans le Bergeracois.
  • Manipuler des notions concrètes de physique (flottabilité, charge) et d’électronique (capteurs, transmission de données).
  • Réinstaller la Dordogne, réserve de biosphère UNESCO, comme patrimoine vivant et commun.

Ce que l’on fabrique

  • Plateforme flottante modulaire : flotteurs de réemploi, structure en douglas, pont antidérapant, garde-corps, taquets d’amarrage.
  • Modules de mesure sur microcontrôleur : température de l’eau, turbidité, niveau, avec transmission vers un tableau de bord en ligne.
  • Petite station météo de quai et girouette gravée aux couleurs du projet.
  • Panneaux pédagogiques pour le quai (poissons migrateurs, histoire de la batellerie).
  • Trophée « Gabare d’Or » (maquette de gabare éco-conçue).

Partenaires à mobiliser

  • EPIDOR, établissement public du bassin de la Dordogne, dont le siège est à Bergerac : données, expertise, caution scientifique.
  • MIGADO et EDF pour la visite de l’ascenseur à poissons de Tuilières ; fédération de pêche de la Dordogne et AAPPMA locales.
  • Ville de Bergerac (autorisation et emplacement au vieux port) et bateliers touristiques des gabares.
  • Club de canoë-kayak ou base nautique : sécurité et encadrement des phases sur l’eau.

Métiers à faire découvrir

Technicien de rivière, agent d’entretien des milieux aquatiques, garde-pêche, pilote et batelier du tourisme fluvial, animateur nature, hydrologie et suivi de la qualité de l’eau : des métiers de terrain recrutés par les collectivités, les syndicats de rivière et les opérateurs touristiques de la vallée.

Le temps fort

La mise à l’eau au vieux port de Bergerac, devant familles, partenaires et passants, puis la première donnée qui s’affiche en direct sur le tableau de bord. Le laboratoire reste amarré et continue de mesurer : le projet vit après les dix jours, et les participants peuvent revenir consulter « leur » rivière.

En pratique

  • Budget matière indicatif : 800 à 1 250 € (hors machines et encadrement).
  • Saison idéale : période d’étiage, de la fin du printemps au début de l’automne, hors crues.

Points de vigilance

  • Sécurité nautique absolue : gilets obligatoires, encadrement qualifié pour toute phase sur l’eau, pas de navigation (la plateforme reste amarrée).
  • Autorisation d’occupation temporaire du domaine public fluvial à demander tôt (DDT / VNF selon le bief) et assurance spécifique.
  • Prévoir dès la convention avec la ville la maintenance et la sortie d’eau hivernale.