Kamishibaïs et théâtres d'ombres

Fabriquer des kamishibaïs — ces théâtres d’images japonais en bois qui s’ouvrent comme des retables — et des castelets d’ombres, puis écrire et illustrer une histoire du pays : la rivière, la vigne, une légende locale. Et partir en tournée la raconter, de l’école à l’EHPAD. La boîte protège celui qui raconte : on ose parler quand on est derrière le théâtre.

Repères — Originalité ★★★★☆ · Accessibilité ★★★★☆ · Polyvalence FabLab ★★★★☆ · Impact social ★★★★☆ · Ancrage territorial ★★★★☆ · Coût matière ★★★★☆

Objectifs

  • Fabriquer simple et beau : un caisson, trois volets, des charnières — le kamishibaï est à la portée de tous dès le premier jour.
  • Travailler l’oral en douceur : le butaï fait écran, les rôles se partagent (voix, images, lumière), personne n’est seul en scène.
  • Créer un contenu culturel original et duplicable, qui reste en prêt à la médiathèque.
  • Vivre une vraie tournée : quatre publics différents en deux jours, du dortoir de la crèche au salon de l’EHPAD.

Ce que l’on fabrique

  • Des butaïs (théâtres kamishibaï) au format A3 : caisson en contreplaqué fin, trois volets sur charnières, poignée, glissière à planches.
  • Des castelets d’ombres : cadre bois, écran en drap tendu, silhouettes articulées découpées à la laser, guirlande LED à piles, zéro câblage.
  • Les planches illustrées des histoires : dessin, collage, impression, colorisation, chaque groupe sa technique.
  • La malle de tournée et le trophée « Silhouette d’Or ».

Partenaires à mobiliser

  • La médiathèque : formation express au kamishibaï, fonds d’exemples, lieu de la représentation finale et dépositaire des butaïs.
  • Un conteur ou une compagnie locale : coaching de la voix et du rythme, regard bienveillant de professionnel.
  • Des écoles maternelles, un Relais Petite Enfance, un EHPAD : les publics de la tournée.
  • Une société d’histoire locale ou des anciens du territoire : la matière des histoires.

Métiers à faire découvrir

Médiathécaire, animateur, ATSEM et métiers de la petite enfance, conteur et médiateur culturel, illustrateur : les médiathèques et les services enfance recrutent des profils à l’aise avec le récit et le groupe.

Le temps fort

La tournée : quatre représentations en deux jours, devant des publics de trois à quatre-vingt-treize ans. Le même conte fait rire la crèche le matin et pleurer doucement l’EHPAD l’après-midi — et ceux qui n’osaient pas parler le premier jour tiennent la voix principale le dernier.

En pratique

  • Budget matière indicatif : 360 à 420 €.
  • Saison idéale : toute l’année, en calant les horaires sur les siestes et les rythmes des structures.

Points de vigilance

  • Le trac se gère par les rôles (manipulateur, voix, lumière) : chacun choisit son exposition, personne n’est forcé seul en scène.
  • Histoires originales ou du domaine public uniquement ; accord simple des intéressés si des souvenirs d’anciens nourrissent le récit.
  • Des charnières solides et une malle calée : le matériel voyage beaucoup en deux jours.